Le Trail d’Alesia vu par Sylviane


J’ai participé à la bataille d’Alesia et j’ai vaincu !!!
Ouh ouh mais qu’elle est éclusée cette maxime !
Sans rire, le président de H2R, alias Patrix rebaptisé par Clémenx, m’a gentiment incitée à
reprendre du clavier en souvenir du bon vieux blog amateur que j’avais lancé… en 2012 ?
Que c’est loin !
Donc mon clavier (ou ma plume, c’est plus poétique) reprend du service à l’occasion de
notre dernière sortie club trail lors du week end du 23 et 24 septembre dernier à Alésia.
Je ne vais pas avoir la prétention de relater l’ambiance générale du groupe mais de partager
ce que j’ai vécu, donc, attention, ce qui suit est truffé de partis pris.
Postulat de base, depuis quelques mois (années ?) la motivation n’était plus vraiment là
quand courir lors des entrainements ressemblait à une vague corvée intégrée dans le
quotidien (et surtout depuis les Templiers où j’ai juste cru que j’allais rendre l’âme, vers 19 h
30 dans le noir, moment où mon allure moyenne atteignait les 40 min/km). Heureusement
que l’esprit H2R était là, c’est ce qui m’a fait persévérer. J’ai donc gentiment passé mon tour
pour le marathon de Prague, « Ah bah non, j’peux pas faut que je m’occupe de
Merlin »….Excuse toute trouvée que personne n’avait pensé à contester vu que je suis une
mère formidable (sic)…
Mais bon, rester sur un semi échec ne m’emballe qu’à moitié, et une prépa l’été ma foi, c’est
jouable. Donc en juillet dernier, je me remets aux trois séances requises par semaine et cela
coïncide avec mes vacances d’été. Et là, comment dire….le bord de plage, la forêt, les dunes
et le soleil du matin me semblaient propices à chausser mes nouvelles baskets et sans m’en
rendre compte, j’enchaînais, seule, les sorties de 1h 30 voire 2 h… Pour les fractionnés, ma
Lulu se faisait un plaisir à être devant moi et à me mettre au défi de la dépasser…
Retour à Herlies, moitié de la prépa…J’ai la surprise, et le plaisir, de suivre le groupe sans
peiner, je suis contente…..
La petite côte du golf, je l’enchaine sans discontinuer et je me surprends même à courir le
matin avant d’aller prendre mon train !
Je finis la prépa tranquille, motivée par la bonne humeur de Jeff, des copines et de Patrick !
23 septembre, le départ de Herlies. Ben, je suis crevée, ça va pas le faire, le chauffeur est en
retard et je dors tout le trajet ! Bonne surprise, le gîte est très sympa, le repas du soir
agréable et le rhum de David m’endort très vite.
24 septembre on y est. Je suis plutôt contente, il fait beau, pas froid et le départ pas trop
tôt !
Une chute plus tard, avant le départ bien sûr, sinon ce n’est pas drôle nous voilà partis, et là,
la malédiction qui me poursuit depuis quelques temps s’abat sur moi. Je flirte avec le serre-
file, ma jambe saigne de façon continue, je vois les maillots bleus s’éloigner petit à petit….
Mon dieu, 34 km, ça va être long !

Quelques kilomètres plus loin, je traverse un village, mon esprit est distrait par les lumières
se reflétant sur la pierre blanche, l’architecture qui me plaît bien, les petites rues
pittoresques et je dépasse un maillot bleu….petite poussée d’adrénaline….allongement de
foulée, un deuxième maillot bleu est derrière…Je sais ce n’est pas bien, mais j’en ai marre
d’avoir le podium de la fin !
Les kilomètres s’enchainent et la motivation revient au fur et à mesure que je double des
participants avec un seul objectif, passer la barrière horaire !! Je ne le sens pas et cours les
yeux fixés sur la montre 14,5 km, 2 h, je ne vais pas y arriver ….Les jambes moulinent sans
se poser de question… Patrick et David me laissent passer dans une descente : « Allez y
Madame »… Heu… En fait on se connaît, je vous explique !.
Le stress monte, est ce que ça va être jouable ?
Tout est bien qui finit bien, je passe la barrière horaire en compagnie d’un petit groupe de
bleus et j’ai l’impression que ma course est finie, le reste me semble cool…. Les grimpés de
cordes m’amusent, bien que le cardio s’affole sur la montée…
24 km, 28 km….. Les bénévoles nous donnent des indications trop optimistes à mon goût. Il
reste 7 km Madame…Z’êtes sûrs que ce n’est pas 9 plutôt !
La dernière montée me fracasse, heureusement que la voix de Fabien me porte bien avant
que je ne le vois. Je finis en rampant, une belle photo le prouve, en 5 h 14… Je suis ravie !
Merci à tous pour ce week end !

Retrouvez toutes les photos de ce superbe week-end ici

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